"Sur les traces de Peter Rice", au Centre culturel irlandais
On connait le nom des architectes, moins celui des ingénieurs qui ont permis aux projets de devenir réalités. Cette exposition présente au grand public le travail de l’un des principaux ingénieurs du XXe siècle, l’Irlandais Peter Rice (1935-1992).
La pyramide inversée du Louvre, les coques de l’Opéra de Sydney, la tour de la Liberté… Ça tient comment? En partie grâce à Peter Rice, spécialiste des grandes structures en acier. Jusqu’au 30 juin 2013, le Centre culturel irlandais consacre une exposition à l’ingénieur connu pour ses solutions novatrices et son sens aiguisé de l’échelle et du détail. Les visiteurs pourront découvrir son œuvre à travers ses carnets de note, des films d’archives et six de ses projets: le Centre Pompidou, la Menil Collection à Houston, les Grandes serres de La Villette, le Nuage de La Défense, le Musée d’art de Groningue et le Théâtre de la Pleine Lune à Gourgoubès.

Le théâtre de Sydney / DR
Originaire de Dundalk (Irlande), Peter Rice rejoint les ingénieristes londonien d’Ove Arup & Partners en 1956. Il en devient le directeur en 1977. Fondateur, en 1982, de l’atelier d’études et de créations techniques RFR Paris, Peter Rice, disparu en 1992 à l’âge de 57 ans, a collaboré avec les plus grands noms de l’architecture contemporaine : Renzo Piano, Richard Rogers, Norman Foster, etc.
Sans oublier le fait qu’il a été l’un des pionniers dans l’utilisation de l’informatique appliquée à l’architecture. "Peter Rice a su combiner les capacités contemporaines offertes par l’analyse informatique et les mathématiques, à sa sensibilité des matériaux, son goût pour la lumière naturelle et les structures", écrit Kevin Barry, commissaire de l’exposition. Laquelle est aussi l’occasion de profiter de la cour du Collège des Irlandais, hôtel particulier du XVIIIe siècle situé dans le Ve arrondissement de Paris.

La pyramide inversée du Louvre /DR
Le Centre culturel irlandais
5 rue des Irlandais
75005 Paris
Tél. : 00 33 (0)1 58 52 10 30
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CHARTRES, "Capitale du parfum" ?….
Et si la capitale du parfum n’était pas Grasse, mais Chartres? La ville est en effet au coeur d’une véritable Cosmetic Valley, devenue un centre mondial de ressources en parfumerie cosmétique. Bon nombre de grandes entreprises se sont installées à Chartres ou à proximité, comme Guerlain, Nina Ricci, Paco Rabanne, entre autres…
Si depuis plusieurs années, la ville s’est fait remarquer avec sa semaine thématique "Chartres en Parfums", elle l’est aussi maintenant avec "L’Esprit du Parfum", un nouvel espace dédié à des ateliers-conférences sur le parfum et situé juste en face de la cathédrale.
Dans l’espace "L’Esprit du Parfum", il existe dorénavant une très belle et intéressante exposition d’anciens flacons des plus grands parfumeurs de l’Entre Deux Guerres – Patou, Chanel, Houbigant -, flacons pour la plupart issus de la collection Seris de la Rochelle. Il y a aussi depuis peu, le parfum de Chartres "Autrica", dérivé de l’ancien nom de Chartres, Autricum.
Par ailleurs, depuis une dizaine d’années un congrès "Parfums & Cosmétiques" réunit à Chartres quelque 500 professionnels du secteur. La prochaine et 11ème édition se tiendra les 20 & 21 Novembre 2013 à Chartrexpo.

Source : AJP (Association des Journalistes du Patrimoine)
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Les papiers Canson habillent le Petit Palais pour l’été.
Les vingt colonnes de la façade du Petit Palais se parent de couleurs éclatantes pour la durée de l’été. Ces couleurs sont celles des papiers Canson à l’occasion de l’exposition des œuvres des 39 artistes sélectionnés pour le Prix 2013 du Fonds Canson pour l’Art et le Papier, du 5 au 16 juin au Petit Palais.

« Nous avons souhaité mettre en scène notre papier à l’occasion de la remise de notre Prix au Petit Palais. Ce projet artistique conjugue le papier avec le passé, le présent et même le futur par la mise en évidence de l’intemporalité, de la jeunesse, de la capacité à s’adapter à toutes les formes de créations de cette matière millénaire. Surtout, quand il s’agit de réveiller avec de la couleur un monument historique. Le papier peut raconter de multiples histoires et servir de multiples propos d’artistes. Ce projet artistique en est une belle démonstration par sa simplicité » explique Stéphane Hamelin, Président du Fonds Canson® pour l’Art et le Papier. (1)
Ce prix est décerné par un jury international de personnalités du monde de l’art et de la culture. Il récompense un nouveau talent dont le support d’expression est le papier, aussi bien dans le dessin que sous d’autres formes créatives.
Pour cette édition 2013, le jury, présidé par l’artiste chinois Yan Pei-Ming, a récompensé Virginia CHIHOTA qui l’a emporté sur les quatre autres finalistes. Née en 1983 au Zimbabwe, la lauréate vit et travaille actuellement à Tripoli, en Libye. (2) Les oeuvres des 39 jeunes artistes sélectionnés pour cette dernière édition du Prix Canson investissent le Petit Palais jusqu’au 16 juin 2013.

(1) Quelques chiffres : la réalisation de cette façade inédite aura nécessité 500m2 de papier, 500m2 de toile, 610 oeillets, 55 litres de vernis, 55 litres de medium acrylique, 80kg de colle, 200 mètres de sandow …

Virginia Chihota © Pascal Baril
(2) "Utilisant aussi bien la gravure, la peinture, l’impression ou la sérigraphie, Virginia CHIHOTA s’astreint dans la création de ses dessins à une discipline très stricte. Ses dessins de la série Fruit of the Dark Womb mettent en scène, dans différentes situations dramatiques, une poupée habituellement utilisée pour évoquer la fertilité dans les rites animistes de son pays".
Expositions récentes : Isolation, Gallery Delta, Harare (2012); Idea of Self, National Gallery of Zimbabwe, Harare (2012); Duo, Virginia and Portia, Gallery Delta, Harare (2012); Une terrible beauté est née, Lyon Biennale, Lyon (2011).
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URGENT : Ne laissons pas mourir LA QUINZAINE LITTERAIRE
En 2009, la Quinzaine Littéraire fêtait son numéro 1000. Sur la couverture signée Jacques Monory, la revue littéraire créée en 1966 par Maurice Nadeau apparaissait en "souriante gaillarde", main levée avec un "V" de la victoire : oui la Quinzaine littéraire avait survécu, maintenant contre vents et marées son indépendance financière et intellectuelle. Fait rarissime dans l’univers actuel de la presse…
Quatre ans plus tard Maurice Nadeau (102 ans) lance un appel qu’il est difficile de ne pas qualifier de désespéré : " C’est de mort, en effet, qu’est menacée La Quinzaine littéraire : pas dans six mois, pas dans un an, comme elle l’a souvent été durant les quarante-sept années de son existence, écrit-il, mais dans les semaines qui viennent".
Il poursuit :
"Rien d’étonnant vu la situation actuelle de la presse écrite, rien d’étonnant pour un périodique qui n’a jamais voulu se mettre « au goût du jour » et a refusé de céder aux sirènes publicitaires pour conserver la liberté et l’indépendance auxquelles il est tellement attaché.
En effet, depuis 1966, La Quinzaine littéraire n’a cessé de défendre une certaine qualité de l’écriture et de la pensée, et de privilégier la lucidité dans tous les domaines du savoir. Et cela grâce au concours de plus de huit cents contributeurs : écrivains, universitaires, journalistes.
Allons-nous nous laisser faire et voir disparaître le journal ?
Nos avocats, Maîtres Emmanuel Tordjman et Benoît Huet (Lysias Partners), proposent pour assurer la pérennité du journal de mettre en œuvre une solution permettant la poursuite de l’activité de La Quinzaine tout en garantissant le respect de son identité. Cette solution a fait ses preuves pour d’autres médias mais suppose une mobilisation massive. Elle consiste en la création d’une société participative comportant deux collèges (l’un regroupant les lecteurs et amis de La Quinzaine, l’autre les contributeurs) pour recapitaliser la SELIS, société exploitant La Quinzaine.
Par l’intermédiaire de cette société, chacun – ami, écrivain, journaliste, ou contributeur – pourra devenir actionnaire et propriétaire de « son » journal.
Cette proposition a notre agrément.
Elle va dans le sens des convictions d’indépendance que nous avons toujours défendues depuis 1966. Il reste à la mettre en œuvre. Pour nous aider dans cette tâche, nous avons reçu le soutien d’un homme de presse, Philippe Thureau-Dangin, ancien président de Courrier international et de Télérama.
Chers lecteurs, chers contributeurs, et amoureux de La Quinzaine, le temps presse. Aidez-nous à défendre et à promouvoir la littérature et la culture.
Nous comptons sur votre participation, sur vos initiatives pour faire connaître La Quinzaine et son nouveau projet, sur votre dévouement pour l’aventure intellectuelle et littéraire qui est la nôtre, et dont vous pouvez, davantage encore, devenir les acteurs.

Maurice Nadeau en 2005 dans son bureau de la Quinzaine et de sa maison d’édition © db
Dès à présent, vous pouvez vous rendre sur le blog de soutien au journal, qui sera prochainement en lien avec la plateforme de financement participatif en ligne, ou bien envoyer un chèque à l’adresse postale du journal* à l’ordre de la Société des contributeurs et lecteurs de La Quinzaine littéraire (SCLQL) ». Le montant minimum est fixé à 100 €. Il vous permettra d’obtenir en retour des parts dans la SCLQL et de participer à notre projet. Un versement inférieur à cette somme pourra, d’autre part, être effectué à l’Association des Amis de La Quinzaine**.
Nous vous rappelons enfin que les investissements dans les sociétés donnent droit à des avantages fiscaux sous certaines conditions.
À vous donc de prendre la parole. À vous de prouver que vous ne laisserez pas mourir La Quinzaine littéraire !"
Maurice Nadeau
* SCLQL, 135, rue Saint-Martin, 75194 Paris Cedex 04.
** Association des Amis de La Quinzaine littéraire,
135, rue Saint-Martin, 75194 Paris Cedex 04.
N.B. Pour s’abonner en ligne : http://www.quinzaine-litteraire.presse.fr
N.B. Mail de contact : ql@quinzaine-litteraire.net
Pour en savoir plus sur Maurice Nadeau, lire l’article publié sur ce blog à l’occasion de ses 100 ans…
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Marcel Duchamp : happening ultime …
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Marcel Duchamp (1887-1968), lettre tapuscrite signée, adressée à Pierre Belfond, datée du 29 septembre 1968, timbre du 1er octobre, enveloppe conservée avec accusé de réception (vente Artcurial du 26 mars 2013)
… et involontaire, sous forme de lettre.
"Pour un ready-made, c’en est un fameux… On va découvrir en salle des ventes un document curieux, dont l’estimation est impossible mais qui pourrait bien séduire le musée de Philadelphie, le Getty Institute ou un oligarque fortuné des pays émergents : la dernière missive de Marcel Duchamp. Adressée à un éditeur, Pierre Belfond, elle n’a rien d’un double sens. Elle l’enjoint simplement de lui payer au plus vite ses d roits d’auteur pour une série d’Entretiens menés avec le critique Pierre Cabanne. Datée du 29 septembre 1968, elle est en réalité postée (avec accusé de réception) le 1er octobre, jour d’une soirée arrosée chez Marcel et Teeny Duchamp, au 5 rue Parmentier, à Neuilly, où sont présents Robert Lebel et Man Ray. Duchamp se montrera plus rapide que la poste : quand Belfond reçoit la lettre, le 3 octobre au petit déjeuner, l’artiste s’est déjà éteint, la veille, à une heure du matin. C’est le dernier happening de Duchamp : une lettre morte…
• La dernière lettre de Duchamp fait partie de la vente «Autour des Cahiers du regard, collection Pierre et Franca Belfond», le 26 mars 2013 chez Artcurial, qui comprend des œuvres de Man Ray, Wols, Masson, Picabia, Kandinsky, Vasarely, etc." (Source : ArtAujourd’hui Hebdo)
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Beau doublé pour la gastronomie française à Lyon
La France vient de remporter successivement La Coupe du monde de la pâtisserie et le Bocuse d’Or 2013. les deux manifestations se déroulaient dans le cadre du Salon international de la restauration, de l’hôtellerie et de l’alimentation (SIRHA) qui se tient tous les deux ans dans l’ancienne capitale des Gaules…
Pour cette 13ème édition de la Coupe du Monde de pâtisserie, 22 équipes de pâtissiers des cinq continents, composées chacune de trois candidats – pour les catégories sucre, glace,chocolat – se sont affrontées. Au terme de dix heures de compétition, c’est donc l’équipe française qui a emporté, devant le Japon et l’Italie, la médaille d’Or (un vase de Sèvres créé par par Antoine Arnaud), ainsi que 21.000 €.

Entremets chocolat/ France
L’équipe était menée par Quentin Bailly, catégorie chocolat. Ce chef chocolatier chez Philippe Rigollot à Annecy, avait déjà remporté le Trophée Pascal Caffet 2009, la médaille d’or aux élections nationales des Olympiades des métiers, et le Trophée Louis Berger. Il avait à ses côtés dans les catégories Sucre et Glace, respectivement Mathieu Blandin de chez Pascal Caffet à Troyes et Joffrey Lafontaine, de chez François Gimenez à Lyon. (1)
Quant au Bocuse d’Or, c’est le jeune chef Thibaut Ruggiéri qui l’ a remporté, devant le Danois Jeppe Foldager et le Japonais Noriyuki Hamada, respectivement Bocuse d’argent et de bronze. Depuis la création en 1987 du trophée par cette figure tutélaire de la gastronomie française qu’est Paul Bocuse (87 ans) la France a remporté sept victoires. Chef adjoint chez Lenôtre à Plaisir (Yvelines), Thibaut Ruggieri, originaire de Megève, a conquis le jury de cette 14ème édition (2) avec notamment son "filet de boeuf dans l’idée d’un Rossini" et son turbot aux "perles d’infusion aux herbes".

France, plat de viande Bocuse d’Or 2013
(1) Mathieu Blandin a participé au concours "Les nouveaux entremets" au salon Egast de Strasbourg, en 2008 et 2010. Il a également été finaliste aux Olympiades des Métiers, en 2003, et au concours des Meilleurs apprentis de France en 2001.
Joffrey Lafontaine a été finaliste pour le titre de Meilleur ouvrier de France glacier en 2007, il a remporté la 5ème place au Master International des Desserts glacés en équipe, en 2005, et le Prix de l’Excellence en tant que jeune espoir pour le titre de Champion de France de sculpture sur glace, en 2001.
(2) Un jury de 24 membres présidé par le Danois Rasmus Kofoed, Bocuse d’Or 2011. A noter que le président du SIRHA est Jérôme Bocuse, fils de Paul.

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Bonne nouvelle pour le Le Chêne de Flagey

Gustave Courbet, "Le chêne de Flagey", 1864 ©DR
Le Conseil général du Doubs prêt à racheter le tableau de Gustave Courbet !
Le Conseil général du Doubs, qui avait lancé en avril dernier une souscription publique et un appel à mécénat d’entreprise, est sur le point de finaliser l’achat du tableau de Gustave Courbet : Le Chêne de Flagey. La somme de 4 millions d’euros est pratiquement réunie.
L’État, les collectivités, les entreprises, les associations et habitants de la région et d’ailleurs se sont tous mobilisés pour ce projet. Résultat : 2,5 millions € de dons proviennent des entreprises et professions libérales tandis que les dons de plus de 1 000 souscripteurs privés ont permis de récolter environ 200 000 €.
Ces dons seront complétés par le ministère de la Culture, le Conseil général, le Conseil régional et d’autres collectivités du Doubs afin d’atteindre les 4 millions d’euros demandés par le propriétaire japonais.
La souscription publique prendra fin le 31 décembre et le tableau pourrait alors faire son grand retour dans le Doubs en janvier 2013.
Pour en savoir plus sur le tableau et les enjeux de son retour au "pays natal", lire l’article
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Happening fromager à Besançon
Les Bisontins ou ceux qui seront de passage à Besançon le vendredi 31 août 2012, pourront assister à la performance de Frédéric Jaunault. Au Marché des Beaux Arts, ce Meilleur Ouvrier de France 2011, également champion d’Europe de sculpture sur fruits et légumes, va s’attaquer à une meule de comté de 40 kg pour la transformer en oeuvre sculptée, objet d’exposition plus que de dégustation…
Ce n’est pas la première fois que Frédéric Jaunault éprouve son talent de sculpteur alimentaire sur le fromage : sous ses mains des meules de gruyère suisse sont devenues rosaces ou bas-relief…
Pour l’opération bisontine, il aura pour complice le maître-fromager Didier Tardiveau. Ce spécialiste des comtés de 16 à 36 mois d’affinage (et même 40 mois pour les fêtes de fin d’année) accueillera l’artiste dans son échoppe gourmande, Le Trou de souris, et exposera son œuvre.
Le Trou de souris
Marché des Beaux Arts
Rue Goudimel
25000 Besançon
Tel : 03 81 83 26 09
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PATHÉ MARCONI à CHATOU,
ou la disparition de La Voix de son Maitre
Dans son ouvrage, PATHÉ MARCONI à CHATOU, De la musique à l’effacement des traces, Jean-Luc Rigaud non seulement nous rappelle une mémoire industrielle disparue mais nous invite également à comprendre pourquoi elle a pu être effacée dans une indifférence quasi générale. D’autant plus que cette mémoire se logeait dans un patrimoine d’architecture industrielle Art Déco tout à fait digne d’intérêt.
Rasée en 2004, douze ans après sa fermeture, l’usine Art Déco Pathé Marconi, a disparu du paysage de Chatou (Yvelines). Répertoriée depuis 1986 à l’Inventaire Général DRAC Ile-de-France. mais non classée, elle ne manquait pourtant pas d’atouts pour que – au plan local comme au plan national – on s’intéresse à sa survie, sous une forme ou une autre.
À commencer par son histoire qui évoque l’aventure française dans l’univers mondial du son et du disque, depuis les pionniers Charles et Emile Pathé, fondateurs en 1897 de la Compagnie générale de phonographes, cinématographes et appareils de précision, aux derniers ouvriers qui ont fait vivre le site jusqu’en 1992. Avec, aux meilleurs jours, une production de 20 millions de disques par an, ainsi que postes TSF et gramophones puis électrophones, tandis que les premières télévisions étaient fabriquées également sur le site de Chatou jusqu’en 1958. Sans oublier Scott de Martinville, inventeur français du « phonaugraphe » en 1857, vingt ans avant Edison.
Dans son livre, PATHE MARCONI à CHATOU, De la musique à l’effacement des traces (1), Jean-Luc Rigaud rend justice à cette histoire, mais pose aussi la cruelle question du pourquoi de l’abandon du site. L’usine, (la seconde, édifiée au début des années 1930) était la dernière réalisation Art Déco en Europe continentale, réalisé par le cabinet londonien Wallis, Gilbert et Partners. Pourquoi la ville a-t-elle sciemment laissé la friche industrielle dépérir et permis son effacement au bulldozer ? La spéculation immobilière, l’ignorance et le désintérêt ? Sans doute en partie, mais l’auteur pointe aussi une querelle d’image pour une cité qui préfère avancer celle de « ville des impressionnistes » que celle d’une industrie (fut-elle un fleuron) déchue….
Source : Patrimoine-en-blog
(1) ouvrage publié aux Editions Classiques Garnier, collection "Histoire des Techniques", Paris 2011.
Pour en savoir plus sur l’histoire du site et son lien avec l’histoire de l’industrie du phonographique : http://chatounotreville.hautetfort.com/chatou-dans-l-industrie-phonographique/
Un contre-exemple de préservation et reconversion réussie d’un site industriel, à la fois en lieu de mémoire et centre artistique et culturel, celui des usines de papiers peints LEROY à Saint-Fargeau.
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Caen retrouve une œuvre volée il y a 90 ans
Considérée comme le chef-d’œuvre de Marie-Gabrielle Capet (1761-1818), le Portrait du sculpteur Jean-Antoine Houdon travaillant au buste de Voltaire, cette miniature peinte sur ivoire en 1800, avait été légué au musée en 1894 par M. Ernest Lefébure de Sancy. Volée trente ans plus tard, sa trace est perdue jusqu’au 24 janvier 2012 où elle est repérée à l’Hôtel Drouot.
Cette grande miniature (17,2 x 13,2 cm) a été identifiée par un amateur vigilant, quelques heures avant le début de la vente publique, ce qui a permis au directeur du musée des Beaux-arts de Caen, Patrick Ramade, de demander son retrait de la vente par mesure conservatoire. L’authentification de la pièce a été possible grâce, notamment, à la présence de deux fentes significatives du support en ivoire, à gauche et à droite du portrait, bien visibles sur une reproduction ancienne.
L’œuvre sera exposée tout l’été au musée des Beaux-arts de Caen, avant une nécessaire restauration et dans l’attente de la création de la salle des objets d’arts du musée où elle occupera une place de choix.
Marie-Gabrielle Capet s’est éteinte à Paris en 1827, elle a été inhumée au cimetière du Père Lachaise.
Pour en savoir plus sur la vie et le parcours artistique de cette contemporaine (et rivale) de Elisabeth Vigée-Lebrun, et qui contrairement à cette dernière, ne quitta pas la France sous la Révolution, cliquer ici
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SIDERATION, le festival des imaginaires spatiaux
Fidèle à sa vocation culturelle, l’Observatoire de l’Espace du CNES accueille, du 23 au 25 mars 2012, Sidération, le festival des imaginaires spatiaux. Placée sous le thème du Huis-clos, cette 2ème édition réunit plus d’une trentaine d’artistes de toutes disciplines qui proposent un ensemble de performances inspirées par l’Espace et venant croiser les récits et discours de scientifiques. Huis-Clos est aussi le thème du dernier numéro de la revue Espace(s) de l’Observatoire de l’Espace du CNES, sorti le 16 mars 2012 à l’occasion du Salon du Livre.
S’agissant de l’espace, cette notion de « huis-clos » peut paraître au premier abord paradoxale. Mais ce serait oublier, d’une part tous les dispositifs de protection et de contrôle mis en œuvre par l’activité spatiale sur Terre et ailleurs, d’autre part la relation intime, personnelle que chacun entretient avec l’espace, dans la perception de soi, dans ses relations aux autres, à son environnement.
Le thème du huis clos se traduit également dans l’organisation de cette édition du Festival Sidération, puisque parallèlement aux créations originales mises en scène dans la grande salle du siège du CNES (2), telles que des pièces multimédia associant texte, musique et vidéo, on pourra assister à des performances plus intimes, présentées dans plusieurs petites salles. Dans ces espaces satellites, le public découvrira notamment des textes du nouveau numéro de la revue Espace(s) mis en voix par leurs auteurs, de vraies et fausses conférences scientifiques, une restitution d’un voyage spatial sous hypnose… (3)
Ce Festival s’inscrit dans le programme Création et Imaginaire spatial de l’Observatoire de l’Espace du CNES qui a pour ambition de participer « à l’affirmation, au développement et au renouvellement des imaginaires spatiaux » en permettant notamment à des artistes « un accès privilégié au matériau spatial», documents d’archives, imagerie et instruments du patrimoine spatial, etc.
L’opération Cosmothropos, lancée en janvier 2012 et qui fait appel à la sensibilité de chacun pour dresser un inventaire des traces de l’espace sur terre, s’inscrit elle aussi dans cette volonté d’enrichir le patrimoine et l’imaginaire de l’espace.
(1) Brigitte Athéa, Thierry Balasse, Isabelle Bats, Antoine Billot, Etienne Bultingaire, Philippe Braz, Véronique Caye, Romain Charles, Sonia Chiambretto, Eric Cordier, Valérie Cordy, Nicolas Couturier, Pablo Cueco, Jacques Demarcq, Isabelle Duthoit, Frédéric Ferrer, Eric Groleau, Anne Kawala, Joris Lacoste, Markus Lang, Alban Lefranc, Xavier Legasa, Frédéric Le Junter, Laure Limongi, Stéphanie Lupo, Cécile Maisonhaute, Pierre Meunier, Pierre Mignard, Jean-François Pauvros, Didier Petit, Vitya Ponomarev, Jean-Bernard Pouy, Laurent Quintreau, Vladimir Tarrasov, Carole Thibaut et Michel Viso.
(2) L’adresse du CNES : 2 place Maurice Quentin, 75001 Paris (métro-RER : Châtelet/les Halles)
(3) Pour voir le programme détaillé du festival, cliquer ici
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POUR RÊVER : La VILLA POIRET est à vendre…
A une quarantaine de kilomètres de Paris, dans le parc naturel du Vexin, La Villa Poiret, conçue par Robert Mallet-Stevens au début des années 1920, est à vendre. Avec la Villa Noailles à Hyères, sur la côte varoise, la Villa Cavrois, située à Croix dans le nord, la villa Poiret est une des trois villas de cette importance réalisées en France par Mallet-Stevens, chacune classée aujourd’hui au patrimoine historique du XXe siècle.
La Villa Poiret est la seule à être restée aux mains d’un propriétaire privé. Le chantier, débuté en 1922, fut stoppé faute de moyens en juin 1923, alors que seul le gros œuvre était terminé. Après la faillite de la maison de couture de Paul Poiret intervenue en 1926, l’édifice inachevé resta à l’abandon pendant plusieurs années, avant d’être racheté par Elvire Popesco en 1934. C’est à un autre architecte, Paul Boyer, que fut confiée après-guerre la mission d’achever les travaux. Quelques modifications viennent alors lui donner une allure de paquebot, rappelant la mode des transatlantiques en vogue à l’époque. L’essentiel du dessin de Mallet-Stevens est cependant conservé.
La comédienne l’habitera jusqu’en 1985. L’édifice fait aujourd’hui figure de château des temps modernes. Laissée à l’abandon durant une quinzaine d’années, la propriété fut rachetée en 1999 par un industriel amateur et collectionneur d’art contemporain qui la revendit en 2006 à son propriétaire actuel. Un passionné, qui sut mener à bien une réhabilitation complète et exemplaire en utilisant les plans établis pour Elvire Popesco, rénovation validée par l’architecte des Bâtiments de France et l’architecte en chef des Monuments Historiques. Conçu par Mallet-Stevens, le pavillon du gardien classé lui aussi, a été également entièrement restauré.
Pour en savoir plus, et surtout voir les photos, aller sur le site de Patrice Besse, l’agent immobilier en charge de la vente.
Sources : Patrice Besse via Patrimoine-en-blog, le blog de Benoît de Sagazan
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La Galette des Rois
"J’aime la galette, savez-vous comment? Quand elle est bien faite, avec du beurre dedans", dit la chanson. Et surtout quand on la mange le jour de l’Epiphanie, le 6 janvier, et pas au Jour de l’An – où même encore plus tôt comme on nous y invite dans les magasins… Déjà que la collusion du calendrier avec le circuit de la consommation a décalé sa célébration au 2ème dimanche après Noël…
Quoiqu’il en soit, on ne se plaindra pas que de religieuse la fête soit devenue gourmande… Voici tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la Galette des Rois et sa fève (dont les collectionneurs s’appellent des "favophiles"!) grâce aux précieuses ressources de Gallica, la bibliothèque numérique de la Bnf.
"La tradition de la fête des Rois date, selon certains historiens, de l’époque romaine. Attesté dès le 14e siècle, l’usage de désigner le jour de l’Épiphanie un « roi de la fève » en cachant, dans une galette, un grain de froment, un petit billet en bois ou une figurine en porcelaine a perduré au fil du temps.
Plusieurs textes montrent qu’on « tirait les Rois » à la cour de France au 17e siècle et au 18e siècle. En 1792, un député de la Convention demanda la suppression de cette fête jugée anti-civique et contre-révolutionnaire, mais la gourmandise des Français l’emporta sur l’appétit d’égalité : la galette, un temps rebaptisée galette de la Liberté, fut maintenue !
Au début du 20e siècle, les pâtissiers menacèrent régulièrement de faire la grève de la galette, comme on peut le lire dans La Tradition en 1904 ou dans Le Petit Parisien en 1909.
Pour vous prémunir contre une éventuelle pénurie de galette des Rois, vous trouverez dans Gallica quantité de recettes en vers ou en prose : la pâte feuilletée, la frangipane (1) ou le gâteau des Rois n’auront plus de secrets pour vous. Munis du Guide du savoir-vivre moderne, vous pourrez ainsi fêter les Rois dans les règles de l’art"
Source (texte et images) : Gallica, la bibliothèque numérique de la Bnf
Un conseil : S’abonner à la Lettre de Gallica, sur la page d’accueil de son site
(1) Si l’origine de la frangipane est indubitablement italienne, les versions varient sur l’identité exacte de ce sieur Frangipani qui lui aurait donné son nom… Pour moi, la "frangipane" est automatiquement associée à l’écrivain Joseph Delteil, qui dans François d’Assise reprend (très) librement la tradition franciscaine selon laquelle c’est Jacqueline de Settesoli, mariée au chevalier Frangipani – et néanmoins tendre amie de notre François ("Homme ou saint, on est plus à l’aise avec une femme mariée qu’avec une vierge", écrit Delteil) – qui aurait donné son nom à la frangipane : "Jacqueline qui lui tisse un vêtement, qui lui pétrit des gâteaux – le fameux gâteau d’amandes, la ‘mortairolle’, à quoi Jacqueline Frangipani a donné son nom de frangipane. Ah! Jacqueline! … ", raconte Delteil (avec les trois petits points de suspension dans le texte!) p. 630 in Oeuvres complètes de Joseph Delteil, éditions Grasset, Paris, 1961.
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SALON des Produits dérivés des sites du Patrimoine
Reconnu depuis plus de 16 ans comme l’unique salon professionnel dédié aux produits dérivés culturels, Museum Expressions ouvrira ses portes les 18 et 19 janvier 2012, Hall 8 de la Porte de Versailles, à Paris.
Face à la nécessité pour les sites du patrimoine de trouver de nouvelles sources de financement, le salon réunit dans un même espace des prestataires couvrant l’ensemble des solutions adaptées aux sites du patrimoine : développement des ventes des boutiques, communication et promotion, création d’une offre réceptive, etc…
Chaque année, plus de 160 spécialistes du monde entier présentent produits et services s’inspirant du patrimoine et valorisant savoir-faire et création. 3000 décisionnaires, directeurs des achats, responsables de boutiques et élus des secteurs culturels et touristiques se donnent rendez-vous au salon Museum Expressions pour rencontrer ou découvrir des fournisseurs de long terme.
Depuis 2009, musées, châteaux, monuments, mais aussi parcs, jardins et zoo viennent à Museum Expressions pour trouver de nombreuses nouveautés qui véhiculeront une image dynamique de leur site. Selon une étude de la Direction de l’Architecture et du Patrimoine (au Ministère de la Culture et de la Communication) publiée en 2009, 92 millions d’euros ont été générés par les ventes des boutiques – librairies de musée des sites référencés.

Mise en valeur de la Toile de Jouy avec des produits dérivés "Art de la table", présentés à la Librairie des Princes du château de Versailles / Photo db
Deux évolutions majeures se font sentir. D’abord, la croissance considérable des ventes des boutiques de musées, qui s’accompagne de l’évolution de l’offre proposée: en plus des produits personnalisables, les produits écologiques, design ou technologiques ont fait leur apparition dans ces espaces, qui s’approchent de plus en plus de "boutiques cadeaux". Ensuite, l’intérêt croissant d’autres circuits de distributions pour ce secteur, qui ont compris que la tendance du cadeau art est en vogue et porteuse : boutiques de décoration, concept-stores, sites marchands spécialisés, etc.
La gamme des produits mise en avant parles exposant est large : Souvenirs, Produits personnalisables, Objets de communication, Copies/reproductions, Textile/accessoires de mode, Editions/livres, Papeterie, Bijoux/horlogerie, Produits artisanaux, Jeux/jouets éducatifs, Loisirs créatifs, Art de la table, Produis éthiques, Gastronomie…
Avec plus de 250 millions de visites annuelles, des retombées économiques estimées à 21,1 milliards d’euros et environ 500 000 emplois générés sur le territoire français, le patrimoine s’affirme comme un marché majeur de l’activité économique et touristique française.
Pourtant, on ne peut s’empêcher de souligner un paradoxe étonnant: première destination touristique mondiale en terme de visiteurs, la France n’est que troisième en terme de recette. Si le secteur fait face à des difficultés (subventions souvent en baisse, volatilité des publics, concurrence internationale), ce constat met en lumière son formidable potentiel. Cela ne peut qu’encourager le secteur à introduire de nouveaux outils de valorisation. En effet, les acteurs du patrimoine ont compris depuis plusieurs années la nécessité de trouver des sources de revenu propre: tout en revendiquant de façon claire le statut non marchand des institutions culturelles, le développement à titre secondaire d’activités de nature commerciale apparaît comme un moyen de remplir au mieux leurs missions culturelles, scientifiques et éducatives. Pour répondre à ces nouvelles attentes, le salon a développé en 2011 un Espace Valorisation.
Dans les boutiques de musées & sites culturels, l’édition est de loin la catégorie de produits la plus vendue (plus de 45% du chiffre d’affaires). Au-delà de ce poids économique, la vente de livres occupe une place prépondérante : dans les linéaires de rayonnage des boutiques, mais surtout dans les attentes des visiteurs-consommateurs, qui y voit – à juste titre – le meilleur moyen de prolonger leur expérience de visite. Le livre – et plus souvent, le Beau Livre – reste en effet le media privilégié pour transmettre contenu culturel et émotion esthétique. Museum Expressions se devait donc de présenter une offre en adéquation avec l’activité de ses visiteurs. C’est chose faite cette année, avec la création de l’espace Les Editeurs. Un univers à la fois chaleureux et design accueillera 11 maisons d’édition spécialisées dans le culturel.
(Source : extraits du communiqué de presse via Patrimoine-en-Blog )
En savoir plus sur www.museum-expressions.fr
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MAISON BIJOU : MADELEINES made in LIMOUSIN
Depuis À la recherche du temps perdu et sa madeleine fondatrice, « ces gâteaux courts et dodus (…) qui semblent avoir été moulés dans la valve rainurée d’une coquille de Saint-Jacques » ont une résonance particulière. C’est sans doute pourquoi nous avons été sensibles à l’information selon laquelle la maison Bijou, entreprise familiale du Limousin fondée il y a 165 ans, spécialisée dans la fabrication de madeleines, s’est associée à la Fondation du Patrimoine, pour une action de mécénat assez inattendue.
Une édition limitée de 30 000 boîtes métalliques de la Maison Bijou a vu le jour, décorées par deux artistes choisis sur concours, Annick Redor et Dominique Monneraux. Chaque boite contient 25 madeleines nappées de chocolat noir et enveloppées dans un sachet individuel. Pour chacune des boîtes vendues dans la France entière au prix de 6,90 euros, 1 euro sera reversé à la Fondation du Patrimoine pour l’aider à soutenir la restauration de projets publics et associatifs qui sont accompagnés par une démarche d’appel au Mécénat Populaire. Ces fonds seront répartis selon les régions d’achat: par exemple, si une boîte est livrée en Auvergne, l’argent sera directement reversé à la délégation Auvergne de la Fondation du Patrimoine pour ainsi soutenir des projets auvergnats.
Ce premier "produit-partage" en faveur de la sauvegarde du petit patrimoine sera lancé le Mercredi 12 octobre 2011 à la Maison du Limousin (30 rue Caumartin 75009 Paris)
Pour la petite histoire : La Fondation du patrimoine en Limousin est à quelque 500 mètres de la maison Bijou et les effluves de cuisson du précieux gâteau proustien ne seraient pas étrangers au projet….
Pour ceux qui voudraient allier le plaisir des papilles à celui des yeux signalons le très beau livre Intérieurs secrets en Limousin, de Véronique Eloy et Jean Marc Ferrer (publié en 2010 par Les Ardents Editeurs). Les photographies d’Amélie Chassary nous font pénétrer dans des demeures aussi variées dans l’architecture et les matériaux, que dans la décoration intérieures et l’esprit, de la maison rustique à la villa contemporaine en passant par quelque châteaux et maisons d’hôtes de charme. Sans oublier le paysage et la nature où elles s’inscrivent.
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| LA 5ème EDITION DE L’EXPOSITION « SAPINS DE NOEL FASHION » CELEBRE LES 150 ANS DE L’INTERCONTINENTAL PARIS |
Pour la cinquième année consécutive, les arbres de Noël s’habillent design à l’hôtel InterContinental Paris Le Grand !Délaissant le traditionnel manteau blanc, ils adoptent une fois de plus les formes les plus créatives à la faveur de l’édition 2011 de l’exposition Sapins de Noël Fashion, présentée à partir du 30 novembre prochain dans l’établissement de luxe parisien. |
| Une exposition portée cette année par un thème exceptionnel : le 150ème anniversaire de l’InterContinental Paris Le Grand et de son mythique Café de la Paix, inaugurés par l’Impératrice Eugénie le 5 mai 1862. Un événement célébré à leur manière par les étudiants BTS Design de produits de la célèbre Ecole Boulle, dont la vingtaine de sapins originaux évoqueront le siècle et demi de vie parisienne de l’illustre hôtel de la place de l’Opéra. |
Un jury d’une dizaine de créateurs et couturiers de toutes les générations élira son sapin favori lors du cocktail d’inauguration, le 29 novembre au soir.L’exposition « Sapins de Noël Fashion 2011 » marquera le lancement d’une série de manifestations culturelles organisées pour fêter le 150èmeanniversaire de l’établissement jusqu’au 30 juin 2012, date anniversaire de l’ouverture des portes du Grand Hôtel Paris. |
| Les quatre premières éditions de l’exposition Sapins de Noël Fashion avaient connu un succès croissant, autour d’œuvres avant-gardistes respectivement réalisées par les étudiants des écoles ESMOD International, Duperré et Mod’Art International. |
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LYON : MARCHÉ DE LA MODE VINTAGE /10ème
Les 11 & 12 juin 2011, les passionnés ou nostalgiques des années 50-60-70-80, collectionneurs ou fashionistas vont trouver leur bonheur à Lyon pour cette 10ème édition du Marché de la Mode Vintage. Une exclusivité lyonnaise qui rassemble près de 350 exposants, particuliers, collectionneurs, professionnels, créateurs travaillant sur la thématique du vintage, venant de France et d’Europe, et qui a accueilli quelque 25 000 visiteurs lors de sa précédente édition.
Capitale gastronomique, Lyon est en passe de devenir aussi une capitale de la mode, avec une université et des écoles dédiées, le Village des Créateurs – qui fête lui aussi ses dix ans cette année – et son concours Talents de Mode. Et enfin, ceMarché de la Mode Vintage, une exclusivité hexagonale en même temps qu’événement grand public où tout le monde peut venir vendre et acheter des vêtements et accessoires des années 50 aux années 80.
Pour commencer, le Vendredi 10 juin 2011, le grand amphithéâtre de l’Université Lumière Lyon 2 accueillera un colloque, Les baby-boomers, une génération d’influence(s), qui sera suivi de tables rondes autour des phénomènes « mode sixties » où seront abordés les thèmes de la mode, avec notamment les années 60/70 et l’avènement du prêt-à-porter, mais aussi la musique, le cinéma, les mouvements artistiques: décoration, art contemporain, photographie…. La réflexion portera aussi sur la révolution sexuelle, l’analyse socio-historique (des soixante-huitards aux bobos) et l’anthropologie urbaine.
Suivront, Samedi11 et dimanche 12 juin 2011, des défilés imaginés par les étudiants de l’école ESMOD International Lyon en hommage à une dizaine de créateurs des décennies 50′s, 60′s, 70′s, 80′s : Pierre Cardin, André Courrèges, Claude Montana, Yves Saint-Laurent…
Le Marché de la Mode Vintage sera aussi l’occasion d’une rétrospective thématique des grandes époques du jean, du pionnier américain aux hippies de Woodstock, des cow-boys aux bikers... Carte blanche a été donnée à Serge Bensimon qui invite les étudiants de l’Université de la Mode à revisiter et réinterpréter un vêtement emblématique: la veste militaire.
Un village « griffé » sera consacré aux pièces uniques, tandis que le Village des Créateurs, bien évidemment présent, permettra d’apprécier, sous le label "Carreau Créateurs", une vingtaine de créateurs de prêt-à-porter, accessoires, décoration d’inspiration vintage, dont plusieurs sont adhérents au Village, présenteront leurs créations. Tandis qu’un « parcours de tendances » permettra de (re)visiter les grandes influences mode des années 50, 60, 70 et 80.
Souhaitons aussi que cette manifestation soit l’occasion de flâner dans Lyon, et de s’asseoir dans un de ses fameux "Bouchons"…. ou au Café-Couzu du Village des créateurs!
Pour en savoir plus sur la 10ème édition du Marché de la Mode Vintage, cliquer ici
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Le Prix du Public de la 13è édition du Festival du Cinéma Brésilien de Paris
a été attribué au film LES PLUS BELLES CHOSES AU MONDE (As Melhores Coisas Do Mundo)
de Laís Bodansky
Également présenté dans la section « jeune public »
2010 – 107 min – fiction – VOSTF
Scénario: Luiz Bolognesi – Montage : Daniel Rezende – Photographie: Mauro Pinheiro JR., ABC -
Son : Louis Robin – Producteurs: Caio Gullane, Fabiano Gullane, Débora Ivanov et Gabriel Lacerda – Production: Gullane Filmes / Buriti Filmes / Casa Redonda / Warner Bros. Pictures
Avec : Francisco Miguez, Fiuk, Denise Fraga, Zé Carlos Machado
Mano a 15 ans, il adore jouer de la guitare, embrasser les filles, faire du vélo, rire et sortir avec ses amis.
Lorsqu’un événement survient dans sa famille, il se rend compte que devenir adulte n’est pas une chose simple : être populaire à l’école, la première expérience sexuelle, les relations familiales, les incertitudes, les préjugés et la découverte de l’amour… Au milieu de tant de défis, Mano découvre et invente les plus belles choses au monde….
Bande annonce: <<http://www.youtube.com/watch?v=eIGGnj3MBZc>>
=========================================================================================================================CONCOURS : la gastronomie française et les arts, en fête
Dans le cadre de la Fête de la gastronomie française, lancée par le secrétaire d’Etat au Tourisme, l’association CHATEAU MONUMENT DE VIGNOBLE / PATRIMOINES & ARTS crée unconcours culturel intitulé La gastronomie française et les arts, en fête
Ci-dessous la présentation du concours et les modalités de participation
Cette fête populaire a pour objectif de mettre à l’honneur le patrimoine culinaire de nos terroirs en sensibilisant les français à la richesse, la diversité de ce patrimoine exceptionnel, des différents corps de métier qui oeuvrent en sa faveur, les métiers de bouche, la viticulture, les productions artisanales et aussi les arts de la table.
Pour accompagner cette manifestation l’association CHATEAU MONUMENT DE VIGNOBLE / PATRIMOINES & ARTS crée un évènement culturel intitulé La gastronomie française et les arts, en fête. Il est proposé aux artistes des Beaux-arts et des Métiers d’art de présenter une œuvre allant mettre en valeur la beauté de la gastronomie, ses couleurs et formes.
Les artistes pourront également choisir de représenter des produits en voie de disparition, des productions artisanales mal connues nécessitant pourtant souvent des siècles de savoir faire. Ainsi le patrimoine gastronomique de nos provinces sera valorisé durablement sous des formes artistiques d’une grande diversité, telles que : peinture, dessin, sculpture, céramique, photomontage …
Les œuvres qui auront été sélectionnées comme représentatives de cet Art de Vivre avec des qualités créatives et esthétiques réelles seront à découvrir dans l’exposition virtuelle « La gastronomie française et les arts, en fête » qui sera mise en ligne le 23 Septembre 2011, jour de la Fête de la gastronomie française sur le site :
www.chateau-monument-vignoble.fr / Patrimoines et Arts.
Le public internaute sera invité à porter son choix sur l’œuvre préférée dans les 3 étapes présentées soit : la création culinaire, l’interprétation artistique, la photo de l’œuvre réalisée.
Cette première exposition virtuelle va s’inscrire dans la durée en restant visible jusqu’à la 2ème édition le 23 Septembre 2012, et étant reconduite à chaque Fête de la gastronomie française.
Contact : renseignements et dossiers de participation à l’exposition virtuelle : Jacques Kimmel – association CHATEAU MONUMENT DE VIGNOBLE / PATRIMOINES & ARTS : 5 Traverse du Mont Fleuri 06600 Antibes – Tél. 06.12.29.11.55 / 09.66.88.42.14
Courriels : cmv.k@orange.fr /contact@chateau-monument-vignoble.fr – www.chateau-monument-vignoble.fr
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Université Populaire du Goût d’Argentan :
Jean-Jacques Rousseau et la cuisine "écolo"
Dans la série « Le Ventre des philosophes », la prochaine session de l’UPG, samedi 19 mars 2011, se penche sur Jean-Jacques Rousseau, avec, bien sûr, Michel Onfray et, aux fourneaux, Jean Sabine, ancien chef des cuisines du Quai d’Orsay
nous présente cet épisode Rousseau :
"Après le viandard —Sartre en février —, nous disent les organisateurs de l’UPG, voici le chantre des fruits et légumes, le philosophe pauvre en calories, l’épurateur de tripaille, le contempteur du steak bleu, des boudins luisants, des gigots croustillants, des bouteilles de derrière les fagots : Jean-Jacques Rousseau, le philosophe en chaussures de marche, qui cassait la croûte sur un coin de table, aimait le pain bis, la soupe moulinée, l’omelette, et, ô bonheur, la crème. Pas de raffinements aristocratiques, pas d’excès bourgeois ni d’élaborations urbaines : du vert, de la croque au sel, du brut, du nature, du pur et dur, du rustique. Le saint patron de la cuisine écolo a beaucoup à dire sur la nourriture, et pas que des sottises, s’il émaille ses écrits de perles — de la frugalité à l’anorexie, le pas est vite sauté. Mais il rejoint souvent les préoccupations les plus actuelles du manger sain et des goûts vrais."
Défi à relever pour le chef Jean Sabine, ancien chef des cuisines du Quai d’Orsay, qui illustrera la cuisine de Jean-Jacques. Le chef normand a débuté comme charcutier, avant de s’immerger dans les cuisines des plus grands restaurants parisiens : “Une annonce de Ouest France en poche, j’ai acheté un guide Michelin et j’ai fait du porte-à-porte pour me lancer. J’ai commencé comme commis chez Ledoyen, puis chef de partie au Ritz, sous-chef au restaurant La Marée, pour devenir chef quinze ans à La Grande Cascade. Beaucoup plus tard, je me suis retrouvé une semaine sans travail : un ami m’a organisé une rencontre au Quai d’Orsay…J’y ai dirigé les cuisines pendant treize ans ».
Sa démonstration culinaire sera orchestrée par Périco Légasse, rédacteur en chef à Marianne et animateur de ses « Toques et politiques » sur La Chaîne parlementaire. Ouverture de la Journée avec les « Histoires de goûts » d’Evelyne BlochDano, journaliste et écrivain : « Jean-Jacques Rousseau ou l’invention de la nature ». Goûter philosophique pour les enfants qui se plairont à distinguer « Normal, pas normal », emmenés par Edwige Chirouter, professeur. S ‘ensuivront le concert imaginé par Patrick Cohen, pianiste, la Table ronde sur Jean-Jacques Rousseau, avec Michel Onfray et Evelyne Bloch-Dano, et une conférence sur les « Plantes sauvages comestibles et les truffes ornaises ».
Côté pratique, comme tout cela se termine fort tard (23heures) voici une bonne adresse pour la nuit du samedi au dimanche : L’Hôtel des Voyageurs (bien évidemment en face de la gare et à proximité des Jardins dans la Ville où se tient l’Université populaire du Goût), sympathique, pas cher et fromages normands garantis à point au petit déjeuner !
Adresse : 6, boulevard Carnot 61200 Argentan Tel. : 02 33 36 15 60 / Fax : 02 33 39 93 29 / Mail : h.voyageurs@aol.com
Prochaine Journée de l’UPG : Montaigne, le samedi 14 mai 2011, avec Olivier Roellinger
Pour en savoir plus sur l’histoire de l’Université populaire du Goût : cliquer ici
Pour ceux qui le souhaitent, quelques séances de rattrapage "universitaire" en compagnie de George Sand, Colette et Nietzsche.
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Un record pour le Vin Jaune
57 000 euros : c’est le prix record auquel a été vendue une bouteille de 1774 lors des traditionnelles enchères de la Percée du Vin jaune, dont la 15ème édition s’est déroulée les 5 et 6 février 2011 à Arbois.
L’acquéreur (par téléphone) serait un intermédiaire suisse pour le compte d’un groupe d’amateurs franco-belgo-suisse. Mise à prix à 5000 euros, cette bouteille de 237 ans a été acquise à l’issue d’une âpre compétition avec un industriel retraité grand collectionneur de vin, François Audouze, qui a enchéri jusqu’à 56 000 euros!
Boira, boira pas la dive et onéreuse bouteille? Quoiqu’il en soit, en voici un avant goût, avec les commentaires de la dégustation en 1994, par 24 professionnels, de cette même cuvée 1774 : "A l’oeil on distingue une superbe robe couleur or. le nez est très intense, fin et délicat. les odeurs sont fondues et s’expriment par nuances : noix, épices, curry, cannelle, vanille, fruits secs et confits. Il offre également des odeurs torréfiées, caramel, pain d’épice et miel. En bouche, ce vin allie puissance et structure. Le bois est présent au début, de puissants arômes de noix ne tardent pas à se développer. La persistance est exceptionnelle, de 25 à 30 secondes".
A noter qu’au total ce sont 313 lots qui se sont échangés samedi 5 février, dont certains également à un bon niveau, comme cette bouteille de Vin jaune de 1821, vendue 7 000 euros.
Le commun des mortels pourra se consoler avec le millésime 2004 de cette 15ème Percée du Vin jaune…
En attendant la 16ème édition qui se tiendra les 4 et 5 février 2012 à Ruffey-sur-Seille.


















Je suis devenue jaune de frustration de ne pas avoir dégusté de ce célèbre Vin Jaune.
L.R.
Bravo pour l’iniciative du Festival du Mouvement Utopie – Lumière sur le Travail.
(le chômage c’ est l’obscurité contemporaine…)
Loy Rolim
Nous vous invitons à vous rendre sur http://www.chateau-monument-vignoble.fr ,vous trouverez les résultats du concours "La gastronomie française & les arts,en fête. Le premier Prix gastronomie est remporté par le duo Marc Haeberlin chef 3 étoiles Michelin,et Olivier Lelong photographe. La 2eme édition de ce concours sera prochainement lançé.
jacques kimmel ,cmv.k@orange.fr
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