On aurait aimé y aller….

                                                             … voir, écouter….

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                                Ingres, une certaine image de la femme

               au musée du Prado, à Madrid, du 24 novembre 2015 au 27 mars 2016.

Jean-Auguste-Dominique Ingres, La Grande Odalisque, Musée du Louvre, acquis en 1899

Jean-Auguste-Dominique Ingres, La Grande Odalisque, Musée du Louvre, acquis en 1899

 

« Alors que certains voudraient nous faire accroire qu’il s’agit d’une vision d’enfer, le corps de la femme n’a-t-il pas été de tout temps la principale source d’inspiration des peintres ? Ce n’est pas Ingres (1780-1867) qui nous démentira, qui n’a cessé, avec sa précision au scalpel, de la dessiner, vêtue ou déshabillée. Sa Grande Odalique, son Bain turc ont leur place dans l’imaginaire occidental du beau idéal. L’artiste n’hésitait pas pour cela à tordre les perspectives, à étirer les membres comme le faisaient déjà les maniéristes trois siècles plus tôt. Madrid reçoit Ingres, et c’est une première : il n’existe en effet aucune toile de sa main dans les collections publiques espagnoles, même si le duc d’Albe fut l’un de ses proches à Rome.

Jean-Auguste-Dominique Ingres (1780 - 1867) Comtesse d’Haussonville, 1845 Acquis par The Frick Collection, 1927.

Jean-Auguste-Dominique Ingres (1780 – 1867)
Comtesse d’Haussonville, 1845
Acquis par The Frick Collection, 1927.

La bête noire de Delacroix (dont il bloqua l’élection à l’académie) a excellé dans bien d’autres genres : le portrait mondain – celui de la comtesse d’Haussonville nous vient de la Frick Collection de New York – mais aussi les scènes mythologiques, la peinture sacrée, les tableaux troubadour revisitant l’histoire de France. Occupant une position originale entre néo-classicisme, romantisme et réalisme, le polyvalebnt Ingres avait encore un autre talent, entré dans la légende : le violon…  »
(Source : ArtAujourd’hui.Hebdo)

Museo del Prado
Paseo del Prado
s/n, 28014 Madrid
Espagne
+34 913 30 28 00

 

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                             AVIGNON : « LE PUZZLE » au Festival OFF  

PUZZLE BLOG

Au théâtre, il y a le côté cour et le côté jardin. Au Festival d’Avignon, il y a bien une cour, celle du Palais des Papes, et une vingtaine d’autres lieux pour accueillir les spectacles. Mais il y a, surtout, le foisonnant jardin artistique qu’est le Festival OFF , « le plus grand théâtre du monde » qui fête en cette année 2015 sa 50ème édition, avec pas moins de 1071 compagnies et 1336 spectacles. Au nombre de ceux-ci, Le Puzzle, une pièce de la compagnie Pompes & Macadam – dont on a pu apprécier d’autres productions – présentée au théâtre Al Andalus du 4 au 24 juillet 2015 … 

La compagnie Pompes & Macadam est née il y aura bientôt cinq ans… Pourquoi ce nom? Les « fondateurs » s’expliquent : « Pompes » parce qu’Alain Cascarino venait du monde de l’entreprise, « Macadam » parce qu’Hervé Guillemot venait du monde du journalisme…mais surtout parce que l’un et l’autre avaient depuis longtemps une passion commune pour le théâtre, activité qu’ils avaient pratiquée par le passé ou en « loisirs ». Hervé écrit et joue, Alain coordonne et produit en apportant aussi sa touche artistique, notamment dans tous les travaux photos et vidéos de la compagnie…

POMPES & MACADAM
L’aventure a commencé avec la pièce Le ponton , adaptée du roman  Ponton à la dérive de l’écrivain finlandais Daniel Katz. Cette comédie-dramatique sur fond de guerre des Balkans a été créée en 2010 à la MJC de Colombes dans une mise en scène de Tudor Tepeneag, avec Emilie Saint-Pierre, Alain Trémolières, Claude Santelli et Hervé Guillemot. Le spectacle a été repris à l’automne de la même année au Théo-Théâtre à Paris, avec Hélène Bulliard, Alain Trémolières, Claude Santelli et Hervé Guillemot… On avait apprécié la mise en scène et le jeu très professionnel des acteurs.

Changement de registre avec  le deuxième spectacle, Millenium pour miss Blandiche, un concert de jazz scénarisé sur le thème du Polar : évocation des grands héros du roman policier à travers l’histoire et le monde, illustrée par une dizaine de compositions originales, avec Lise Jaeger (piano), Didier Forget (saxo), Pierre Guillemant (contrebasse), Etienne Brachet (batterie) et Hervé Guillemot, qui retrouvait pour l’occasion le micro du journaliste de radio… Un spectacle original et de qualité, qui continue de tourner (trop rarement), lorsqu’il est possible de faire coïncider la salle pour l’accueillir et la disponibilité de tous ses participants…

Il y a eu le projet d’une version franco-marocaine de Un air de famille, la pièce « culte » du duo Agnès Jaoui/Jean-Pierre Bacri. Une adaptation signée  Jamila Ysati et Hervé Guillemot qui a fait l’objet de résidences à Avignon et à Tanger.

Et maintenant, Le Puzzle, à Avignon. Une pièce de Hervé Guillemot, mise en scène par Adeline Maisonneuve, jouée par Arnaud Allain et Hervé Guillemot, le tout coordonné et régi par Alain Cascarino.

De gauche à droite et de haut en bas : Alain Cascarino, Hervé Guillemot (Horacio Cuisenère), Arnaud Allain (Bruno Scapa), Adeline Maisonneuve.

De gauche à droite et de haut en bas : Alain Cascarino, Hervé Guillemot (Horacio Cuisenère), Arnaud Allain (Bruno Scapa), Adeline Maisonneuve.

De quoi s’agit-il? Laissons parler l’auteur: « Dans le cadre d’une vaste enquête menée auprès de l’ensemble de la population, en vue d’établir les Certificats de Conformité Communautaire, chacun est interrogé sur sa vie, son enfance, son parcours et son engagement à respecter les règles collectives. C’est le sondeur Bruno Scapa, jeune et efficace, qui est en charge du dossier d’Horacio Cuisenère, cireur de chaussures de son état, travailleur indépendant, très indépendant…Au départ, le dialogue s’installe de manière formelle, mais au fil du temps, les échanges entre le fonctionnaire zélé – très zélé – et le citoyen artisan solitaire au passé trouble – très trouble- deviennent de plus en plus complexes, entre rapports de force, de pouvoir, d’influence, semi-vérités, mensonges, tentatives de manipulation, évitements, contournements et fausse bonhomie. Un récit confrontant deux personnages d’âges différents, aux parcours opposés, qui se livrent à un vrai jeu du chat et de la souris…Mais qui est le chat, qui est la souris ! Une rencontre qui prendra finalement une tournure surprenante »  Qu’on serait bien en peine de révéler, faute d’avoir assisté aux répétions de la pièce dont on souhaite qu’elle « monte » dans la région parisienne …

Monter un spectacle au Off d’Avignon est « un projet lourd » et pour le mener à bien la compagnie Pompes & Macadam a dû faire appel pour la première fois au financement participatif. La détermination et le talent ont fait que ça a marché…

C’est le théâtre Al Andalus à Avignon qui accueille la pièce. Un théâtre ainsi nommé par sa fondatrice Joëlle Richetta « en hommage aux temps où les trois religions monothéistes ont vécu en paix en Méditerranée« ….

LE PUZZLE


Théâtre Al Andalus
25 rue d’Amphoux
Téléphone  +33 (0)6 69 72 00 55

du 4 au 26 juillet à 21h35
(relâche les  9, 15 et 21)

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                            PROLONGATION JUSQU’AU 19 JUILLET 2015

flandre-merExposition La Flandre et la mer

                     au MUSÉE DE FLANDRE à CASSEL (Nord) 

                                                            

Au travers d’une sélection exceptionnelle de peintures et de gravures, le musée départemental de Flandre à Cassel présente une exposition consacrée à la représentation de la mer dans l’art flamand des XVIe et XVIIe siècles. Si la marine est considérée comme une spécialité de la peinture hollandaise, l’exposition rappelle que ce sont les artistes flamands qui en sont les véritables inventeurs.

En effet, c’est à Pieter Bruegel l’Ancien que l’on doit les premières scènes en pleine mer  comme en témoigne l’un de ses chefs-d’oeuvre Bataille navale dans le golfe de Naples, exceptionnellement prêté pour l’exposition par le Palazzo Doria Pamphilj à Rome. (reproduite sur l’affiche ci-dessus).

Abel Grimmer,

Abel Grimmer, « Jonas englouti par la baleine », 1611 / Coll.part.

Au total, sont réunis quelque quatre-vingt peintures, dessins et gravures ainsi que trois maquettes de bateaux provenant de musées européens et américains.

Le développement économique et maritime de la Flandre aux XVIe et XVIIe siècles ainsi que les batailles navales ont largement contribué au succès de ce thème.  Au-delà d’une vision historique et sociale, les peintres se laissent aussi porter par le pouvoir imaginatif et fascinant de la mer. Un monde peuplé de monstres et de divinités.
Commissariat de l’exposition : Sandrine Vézilier-Dussart, Conservatrice du musée départemental de Flandre et Cécile Laffon, Attachée de conservation

Le musée est installé dans l’Hôtel de la Noble Cour, classé Monument Historique, l’un des plus beaux bâtiments flamands du Nord-Pas de Calais. Il se caractérise par une façade Renaissance du XVIe siècle, visible de la Grand Place et, de façon très surprenante, par une architecture typiquement flamande côté jardin, avec en particulier son pignon « à pas de moineaux ».

musée Flandre Cassel

Musée départemental de Flandre
26 Grand’Place
59670 CASSEL

T. 33(0)3 59 73 45 60

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                                                De la cale au paravent
Importation, commerce et usages des papiers peints chinois au 18e siècle)

Capture d’écran 2015-06-01 à 18.35.01

Une conférence  au musée de la Compagnie des Indes à Lorient

par Stéphane CASTELLUCCIO, Chargé de recherche au CNRS HDR – Centre André Chastel UMR 8150
Mardi 9 juin 2015 – 18h30

A l’évocation du nom de la Compagnie des Indes apparaissent dans l’imaginaire collectif les exotiques épices, cotonnades colorées, porcelaines et laques, mais rarement les papiers peints. Bien qu’arrivés tardivement dans les cargaisons et dans des proportions réduites, ces derniers, spécialité chinoise, connaissent cependant un grand succès commercial en France grâce à leurs séduisants décors, à leur originalité et à leur coût relativement réduit.

Capture d’écran 2015-06-01 à 18.35.35Cette conférence se propose de retracer les circuits commerciaux empruntés par les papiers peints au 18e siècle, lorsque les Compagnies des Indes abordent enfin à Canton pour se fournir directement sur le riche marché chinois. Après l’arrivée des vaisseaux et leur déchargement à Lorient, différents acteurs (intermédiaires, transporteurs et autres) interviennent pour les transporter et les livrer dans les boutiques des marchands merciers, leurs principaux débiteurs. Leur vente et la recherche de la clientèle intéressée par ce type de produit, les différents emplois de ces papiers peints dans les intérieurs, tant sur les murs que sur les meubles, viennent éclairer les raisons de leur succès.

Leur matière fragile et peu coûteuse manquant de noblesse explique la disparition progressive de la plupart de ces décors dans les intérieurs et sur les meubles au gré de l’évolution des goûts et leur grande rareté de nos jours. Au 18e siècle, les papiers peints chinois constituent un autre vecteur, certes modeste mais à la diffusion respectable, de la mode pour l’Extrême Orient, pour ses produits et ses techniques.

Sur la Compagnie des Indes, lire « De Lorient à l’Orient… »

Musée de la Compagnie des Indes
02 97 82 19 13
museeindes@mairie-lorient.fr

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