Aux Éditions du Mécène on se demande Qui boit (buvait) quoi?

Voilà une bonne question sur laquelle se sont penchés Patrice de Moncan et Debra Finerman dans ce nouvel ouvrage « Leurs vins préférés, Légendes historiques & Stars actuelles ».

D’Alexandre le Grand à Winston Churchill ou Claude François en passant par Henri IV, Jean Gabin ou la bien nommée Marguerite Duras, sans oublier, bien sûr, Gérard Depardieu, les auteurs ont passé  en revue plus de 150 personnalités d’époques et d’univers différents,  sous l’angle de la dive bouteille …

Le résultat de leurs recherches est aussi divertissant qu’instructif, offrant au lecteur une sorte d’histoire du vin et de l’évolution des goûts en la matière, dans laquelle il peut puiser à son gré.

Effectivement, il y a plusieurs façons d’explorer Leurs vins préférés. Par les personnages, en fonction de notre intérêt ou curiosité pour tel ou tel, d’autant qu’un sommaire thématique détaillé facilite la recherche; ou par les vins, histoire de savoir qui partage nos goûts et préférences, et là aussi une classification des vins par régions et pays en fin d’ouvrage rend la recherche aisée.

Par exemple, l’auteure de ces lignes, a découvert qu’elle partageait le goût pour les vins de Bordeaux avec l’actrice anglaise Helen Mirren, oscarisée pour son interprétation de la reine Élisabeth II dans le film The Queen de Stephen Frears; mais aussi avec Bismarck et surtout Louis Pasteur. Si celui ci appréciait particulièrement le vin jaune d’Arbois – dont il a réalisé la première étude oenologique -, il avait découvert le bordeaux lors de vacances en Aquitaine. Sans oublier le champagne qui « refroidi par des morceaux de glace a été le vrai remède » à un « dérangement intestinal tellement violent qu’on eût dit le choléra », écrit Pasteur à un de ses amis. Et voilà comment on  passe des vins de Bordeaux au champagne glacé, d’Helen Mirren à Louis Pasteur, en parcourant l’ouvrage de Patrice de Moncan et Debra Finerman…

FIDEL CASTRO regardant une bouteille de chablis le 16 mars 1995

Si l’on ne s’étonne guère du goût de Marlène Dietrich, Marilyn Monroe et du président Kennedy  pour le champagne Dom Pérignon, on est surpris d’apprendre que Fidel Castro « affectionnait particulièrement » le chablis, qu’il a découvert en 1995 lors d’une visite officielle en France et contribué à faire connaître dans toute l’Amérique latine. Au rayon du chablis, el lider maximo côtoie Alexandre Pouchkine, Charles Dickens – qui ne dédaignait pas non plus les bordeaux rouges et le sauternes, Guillaume Appolinaire ou encore, plus près de nous et dans un autre registre, Elton John et Jean Reno, amateurs aussi de Meursault. 

On apprend au passage  que Freud dégustait volontiers un riesling  lors de ses promenades dominicales en famille à Vienne, que Cléopâtre avait pour vin favori « un blanc doux, fait à partir du cépage muscat d’Alexandrie » connu aujourd’hui sous le nom de vin de Malaga, que Stendhal, s’arrêtant en Côte -d’Or,  s’est pris de passion pour le Clos-Vougeot, « rien ne lui est comparable », écrit-il. Et si Stendhal explique que « ce nom a été fourni par la Vouge, ruisseau qui coule à quelque distance », pour les cinéphiles il évoque l’extase du général Lorens Löwenhielm trempant ses lèvres dans un verre de Clos-Vougeot servi au Festin de Babette…

C’est précisément d’un dîner qu’aurait surgi cette idée de partir en quête des vins préférés des plus ou moins grands de ce monde,  comme l’indiquent plaisamment les auteurs dans la préface. Un dîner  qui « avait eu lieu le 14 décembre 2017 » et « réunissait Napoléon 1er, Marylin Monroe, Tony Parker, Colette et Christophe Colomb ». Chacun était venu, bien sûr, avec sa bouteille de vin préféré, et l’échange avait été si plaisant, que les hôtes avaient décidé de poursuivre l’expérience avec d’autres convives… D’où, « après des mois et des mois de recherche » le présent ouvrage, à consommer sans modération…

DYONISOS et une panthère: mosaique romaine

PATRICE DE MONCAN est l’auteur d’une trentaine de livres historiques, dont À qui appartient Paris, Les Passages de Paris, Le Paris d’Haussmann, Paris avant-après Haussmann. Il a reçu de nombreux prix dont le Prix Haussmann et le Prix Charles Garnier de la Société de Géographie pour ses écrits sur Paris.

DEBRA FINERMAN est une écrivaine américaine qui vit entre Paris et les USA. Son roman Mademoiselle Victorine a été publié par Random House, et traduit en six langues. Journaliste, elle a collaboré à Capital Style, The Hollywood Reporter,… Œnologue, elle est diplômée au château de Pommard du « Wine & Spirit Education Trust ».

https://www.les-editions-du-mecene.fr/

Cet article a été publié dans Uncategorized. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s