Derniers jours !! « Le blason des temps nouveaux » au Musée national de la Renaissance à Écouen

ECOUEN BLASONS

château d’Écouen, le plafond de la chapelle © db

S’il est un domaine qui semble a priori réservé à la monarchie et à la noblesse, c’est bien l’héraldique, la science des blasons. La nouvelle exposition qui se tient jusqu’au 6 février 2023 au château d’Écouen/Musée national de la Renaissance se propose précisément de montrer que ces armoiries, emblèmes, signes, couleurs nés sur les champs de bataille au XIIe siècle correspondent en fait à une pratique très répandue à l’époque de la Renaissance dans toutes les couches de la société française. Le château du connétable Anne de Montmorency, construit entre 1538 et 1550, constitue le lieu idéal pour pour découvrir l’univers de l’héraldique.

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« La Cène », copie de Marco d’Oggiono/ détail avec les armoiries du commanditaire / Photo db

« Le château en lui-même est un parcours héraldique », souligne d’emblée Thierry Crépin-Leblond, directeur du musée de la Renaissance et co-commissaire de l’exposition Le blason des temps nouveaux. À commencer par la chapelle où les armoiries du connétable qui ornent la voute, la tribune et l’oratoire constituent une initiation au vocabulaire de l’héraldique. Tandis qu’une autre fonction de celle-ci est mise en évidence avec la copie par Marco d’Oggiono (1506-1509) de La Cène de Léonard de Vinci : son commanditaire français a pu être identifié grâce à ses armoiries  peintes sur les tréteaux qui soutiennent la table.(1) L’héraldique livre ainsi des éléments d’information utiles, notamment à l’historien d’art pour comprendre et contextualiser l’oeuvre.

Plus généralement, on peut dire que « l’héraldique est une manière de se rendre présent », souligne Laurent Hablot, directeur d’études à l’École Pratique des Hautes Études et co-commissaire de l’exposition. Et à cet égard, la Renaissance est pour le système héraldique une période d’ « effervescence », pour reprendre le terme utilisé par Michel Pastoureau dans son éclairante préface au catalogue de l’exposition, « tant les emblèmes prolifèrent, se multiplient, s’enrichissent de formules nouvelles ». (2)  Un propos qu’illustre le parcours de l’exposition.

ÉCOUEN BLASONS

Un élément du pavement aux armes du connétable / Photo db

Après la chapelle, le visiteur est invité à traverser les salles du premier étage en empruntant l’escalier monumental dont les voutes sculptées s’ornent des armes d’Anne de Montmorency et de son épouse Madeleine de Savoie. Au passage il pourra admirer, entre autres, l’armure de François de Montmorency, fils ainé du connétable, damasquinée à son chiffre, le lit des ducs de Lorraine en bois sculpté, peint et doré aux armes, chiffres et devises d’Antoine de Lorraine et de Renée de Bourbon-Montpensier, ou encore le magnifique pavement commandé en 1542 par le connétable au célèbre faïencier Masséot Abaquesne,  et où se mêlent ses propres armoiries et emblèmes, ceux de son épouse Madeleine de Savoie et ceux du roi Henri II et de la reine Catherine de Médicis. (2) Des cartels noirs permettent de repérer les oeuvres du parcours permanent qui sont liées à l’exposition Le blason des temps nouveaux.

Après cette mise en bouche, on regagne le rez-de-chaussée pour accéder aux appartements de Catherine de Médicis, où commence véritablement l’exposition. Une première partie est consacrée à l’usage social de l’héraldique et la variété de ses formes, supports et matériaux :  gourdes de pèlerins en céramique, pendule, livre ou encore pinte en métal et poids où l’apposition des armes de l’autorité publique en garantit la fiabilité.

ÉCOUEN BLASONS

Une tapisserie de la bataille de Saint-Denis en 1567 – deuxième guerre de religion entre catholiques et protestants où a été tué le connétable Anne de Montmorency – est là pour rappeler l’origine militaire de l’héraldique au XIIe siècle et la permanence de cette fonction au XVIe siècle. Des blasons qui sont autant de « trophées » pris à l’ennemi et figurent dans des recueils, comme celui des dessins des drapeaux pris à la bataille de Saint-Quentin en 1557 – victoire espagnole sur la France –  qu’on peut voir dans l’exposition, ouvert à la page des insignes d’Anne de Montmorency, avec son étendard de cavalerie où figure sa devise en latin Dextera Dei Virtus mea est (Le bras droit de Dieu est ma vertu)

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Vierge et l’enfant lisant un livre / On distingue l’armoirie à droite sous l’accoudoir / Photo db

On quitte le champ de bataille pour s’intéresser à l’héraldique et l’Église, avec des pièces – sculpture, peinture, orfèvrerie, céramique et tapisserie – où l’on retrouve les blasons des donateurs ou possesseurs enrichis parfois des marques de leur dignité ecclésiastique. Des armoiries qui ne sont pas toujours identifiées, comme celle figurant sur l’accoudoir de la sculpture représentant la vierge et l’enfant lisant un livre (vers 1500),  même s’il est probable que le commanditaire de l’oeuvre était un influent seigneur du Valois.

Quant à l’emblématique royale française, la section qui lui est consacrée montre que l’utilisation des armes royales, comme la devise et le chiffre du souverain est très large, allant de l’amure du dauphin Henri à une basse de violon, en passant par les étriers de François 1er, sans parler de l’architecture et des jardins, avec les blasons végétaux.

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Tapisserie aux armes de Robert de Chabot et d’Antoinette d’Illiers et coffre en chêne avec les armes des Bellièvre et des Bertholon / Photo db

L’héraldique n’est pas qu’une affaire d’homme. L’espace réservé à La femme, le couple démontre combien les règles de l’héraldique procurent à la femme, mariée ou veuve, une place équivalente à celle de l’homme, même si ce dernier bénéficie de la place d’honneur  à dextre. Le mariage est l’occasion de commandes d’œuvres d’art ornées des armes des deux familles, comme la tapisserie en laine et soie aux armes de Robert de Chabot et d’Antoinette d’Illiers (1503) ou le coffre en chêne avec les armes des Bellièvre et des Bertholon, accompagnées des mots « je durerai » et « Espérance », probablement en raison d’un mariage entre ces deux familles lyonnaises de premier plan (1512).

Avant de poursuivre la visite dans la chambre de Catherine de Médicis, un arrêt s’impose dans le petit espace dédié à la Collection Gaignières, du nom de cet érudit collectionneur qui  a sillonné pendant près d’un demi-siècle la moitié nord du royaume de France avec un copiste et un dessinateur, enregistrant les traces laissées par l’histoire de la noblesse et de la monarchie. Il en résulte une documentation exceptionnelle, un véritable « musée de papier »  dont 7500 dessins ont été conservés où figurent nombre d’armoiries, emblèmes et devises, pour la plupart conservés à la Bnf et qui ont été numérisés. « Une mémoire visuelle en couleurs de l’héraldique a pu ainsi être préservée », souligne Anne Ritz-Guilbert, du Centre de Recherche de l’École du Louvre et co-commissaire de l’exposition.

En accédant à la chambre de de la reine, on découvre l’héraldique comme décor, lorsque les blasons, les devises et les chiffres se combinent avec un décor ornemental et se substituent même quelquefois à lui, sur des frises, des céramiques… Comme ce fragment de la frise de l’escalier du château de Bonnivet dans le Poitou, avec au centre les armes des Gouffier et des Montmorency. (3)

ÉCOUEN BLASONS

Fragment de la frise de l’escalier du château de Bonnivet dans le Poitou, avec au centre les armes des Gouffier et des Montmorency / Photo db

L’art funéraire, enfin, rappelle le caractère déterminant de l’héraldique comme marqueur d’identité du défunt et de sa famille et montre l’influence de la tradition du gisant héritée du Moyen Âge, à laquelle d’autres manières de représenter le défunt, seul ou en couple, viennent s’ajouter au cours de la Renaissance.

Si Le blason des temps nouveaux est une exposition savante, chacun, du passionné d’héraldique ou d’histoire au curieux ou simple amateur de beaux objets, peut y trouver son compte. Y compris les enfants pour lesquels un livret-jeu a été conçu afin de parcourir l’exposition de façon à la fois ludique et instructive. C’est aussi une invitation à poursuivre le parcours dans les pièces du château pour y découvrir ou redécouvrir les collections permanentes du Musée national de la Renaissance.

ÉCOUEN  BLASONS

Château d’Écoue, pavement de Masséot/ Photo Vialles Jean-Bernard.

(1) Le commanditaire en question est Gabriel Gouffier, doyen du chapitre cathédral de Sens.
(2) Un catalogue très complet et richement illustré, fruit du partenariat entre le Musée national de la Renaissance et  les éditions d’art in fine
(3) Des cartels noirs permettent de repérer les oeuvres du parcours permanent qui sont liées à l’exposition Le blason des temps nouveaux.
(4) Guillaume Gouffier, favori de François Ier, fait construire en 1515 un château comportant une façade à deux tours d’angle. Resté inachevé à sa mort à la bataille de Pavie, le château subit d’importants travaux entre 1649 et 1672. A partir de 1788, il est vendu par lots. Considéré comme le projet le plus ambitieux de la première Renaissance française avant Chambord, le château de Bonnivet a servi de modèle à Rabelais pour l’abbaye de Thélème dans Gargantua.

ÉCOUEN CHATEAU

Le château d’Écouen / Photo db

Musée national de la Renaissance
Château d’Écouen
Rue Jean Bullant
95440 Ecouen
Tel. 01 34 38 38 52

Horaires du musée :
Tous les jours (sauf le mardi)
9h30-12h45 et 14h00-17h15
Horaires du parc du château :
Tous les jours
8h00-18h00

Accès par le train
Gare du Nord banlieue : ligne H (voie 30 ou 31) 20 minutes
direction Persan-Beaumont / Luzarches par Monsoult
Arrêt gare d’Écouen-Ézanville
Puis autobus 269, direction Garges-Sarcelles (5 min) Arrêt Mairie/Château
On peut aussi rejoindre le château à pied depuis la gare  par la forêt (20 min), le chemin est balisé.

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« Échappées », L’exposition de photographies de Florence Levillain joue les prolongations …

IMG_20221124_185939La galerie Signatures à Paris présente jusqu’au 7 décembre 2022 « Echappées », une exposition de Florence Levillain qui réunit deux séries oniriques : « Nébuleuse » et « Au pied de la lettre ». La première s’attache aux aspirations, interrogations et réflexions d’une jeunesse post-covid dont la vie a été bouleversée et les espoirs contrariés par le confinement. Dans la seconde, la photographe s’est emparée d’expressions idiomatiques – lever l’ancre, enfoncer des portes ouvertes, etc – pour les représenter dans leur sens littéral. La série « Au pied de la lettre » fait l’objet d’un livre publié sous le même titre aux éditions Actes Sud junior. Lire la suite

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SORS DE TA RÉSERVE ! 

Les oeuvres du Frac Île-de-France s’exposent à Romainville

11-Logo SORS de ta RÉSERVE !Dernier Fonds régional d’art contemporain à ne pas disposer d’un espace de réserve propre, le Frac Île-de-France vient de combler cette lacune, avec un nouveau site à Romainville, Les Réserves, implanté au cœur du nouveau pôle d’art contemporain de l’Est parisien et inauguré officiellement en mai 2021. Après le transfert des 2078 œuvres de la collection, une nouvelle étape a été franchie le 22 juin dernier, avec l’ouverture d’espaces dédiés à la présentation d’oeuvres choisies par le public via l’application Sors de ta réserve.com . Pour ce premier accrochage, 33 oeuvres d’autant d’artistes ont été sélectionnées, tous médiums confondus.
À voir jusqu’au 1er octobre 2022 * Lire la suite

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Les  Aliénés du Mobilier national : du rebut à la métamorphose

1-ALIÉNÉS GOBELINS

Les Aliénés, de haut en bas et de gauche à droite : « L’École des loisirs » (mécanos et tapisserie au point), collectif « Artspéculation »/« La Rêveuse », Thierry Bétancourt / « Érosion », Coralie Laverdet / Photos Mobilier national

Un vent de folie souffle sur le Mobilier national, héritier du garde-meuble royal créé au XVIIe siècle. Qu’on se rassure, ces « Aliénés », loin de mettre en péril ce haut lieu de patrimoine et de création contemporaine, l’ouvrent à une démarche innovante. Laquelle consiste à confier à des artistes plasticiens des meubles  jugés désuets et sans réelle valeur patrimoniale, vouées souvent à la destruction ou à la récupération de matériaux. C’est ainsi que trente-quatre créateurs contemporains ont eu « carte blanche » pour réinterpréter à leur façon ces pièces de mobilier, qui d’inaliénables étaient devenues « aliénées », afin qu’elles puissent réintégrer les collections du Mobilier national. En attendant, elles sont exposées du 10 au 21 juin dans la Galerie des Gobelins. Des réalisations originales et audacieuses attendent le visiteur… Lire la suite

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Les contes cruels de Paula Rego

La grande artiste anglo-portugaise est décédée le 8 juin 2022, à l’âge de 87 ans.

Une importante exposition au Musée de l’Orangerie à Paris en 2018/19 avait permis de
découvrir son oeuvre « singulière, puissante et dérangeante ». On pourra lire ou relire

ci-dessous l’article publié à cette occasion.

Paula Rego, « la fille du policier »  1987 © Paula Rego. Courtesy Marlborough Fine Art

À 80 ans passés, l’artiste portugaise Paula Rego fait enfin l’objet d’une exposition conséquente dans un musée parisien.(1) Rassemblant quelque soixante oeuvres –  peintures et gravures des années 1980 à 2000 – ces « Contes cruels », s’ils constituent davantage une anthologie qu’une rétrospective, permettent néanmoins une approche cohérente de l’art singulier, puissant et dérangeant de Paula Rego. Un art figuratif et narratif qui puise son intensité et souvent sa violence dans la propre vie de l’artiste, la complexité des rapports humains, la condition des femmes, la cruauté des contes, l’incohérence des rêves, le brouillage des frontières entre l’humain et l’animal. L’intérêt de cette exposition du musée de l’Orangerie réside aussi dans le fait de présenter des oeuvres de Goya, Redon, Daumier ou Louise Bourgeois, en contrepoint de celles de Paula Rego. À voir jusqu’au 14 janvier 2019.

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Derniers jours !  « REGARDS » à la Maison de Victor Hugo : une exposition pas comme les autres….

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Eduardo Arroyo, « Espoir et désespoir d’Angel Canivet 1 », 1977

Illustrer la diversité des modes de perception par le sens de la vue, tel est le propos de « Regards », cette nouvelle exposition dans la demeure parisienne de Victor Hugo. Elle réunit  quelque quatre-vingt oeuvres – peintures, sculptures, dessins, gravures, photographies – issues des collections des musées et institutions de la Ville de Paris. La particularité de l’exposition vient du fait  que sa conception et son élaboration ont été confiées à un collectif d’une quinzaine de personnes, des non spécialistes issus du monde de la psychiatrie, en collaboration avec Paris  Musées. (1) Pour le représenter, ce collectif a choisi de créer un personnage fictif de commissaire d’exposition nommé Lucienne Forest. Il en résulte une exposition originale, passionnante et documentée, où le visiteur découvre les oeuvres au fil d’un parcours à la fois cohérent et subjectif.
À voir jusqu’au 19 juin 2022 Lire la suite

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Au château de La Roche-Guyon, sur les pas de Mortimer prisonnier du temps…

05-MachinaXion-Escalier d_honneur (2)©Photo Emmanuel JF Riche pour le Château de La Roche-Guyon

Exposition « MachinaXion », Escalier d’honneur © Photo Emmanuel JF Riche

… ou plutôt, 60 ans plus tard, sur les pas de la création par Edgar P.Jacobs de l’album Le Piège diabolique dont l’action se déroule dans le village de La Roche-Guyon, au coeur du parc naturel régional du Vexin français, et notamment dans son château millénaire dont le donjon domine la Seine. L’exposition MachinaXion. Mortimer prisonnier du temps au Château de La Roche-Guyon, invite le visiteur à parcourir une double histoire, celle inventée par l’auteur et celle du lieu, dans une scénographie qui mêle subtilement l’univers fantasmatique de Jacobs et le « mille-feuille » architectural unique du château. Un double voyage dans le temps sur fond sonore du Faust de Gounod…
À voir jusqu’au 27 novembre 2022. Lire la suite

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« Phèdre! », un Racine jubilatoire découvert au Théâtre de la Bastille…

Photo Christophe Raynaud de Lage : Festival d’Avignon

« Phèdre! » /Photo Christophe Raynaud de Lage

Comment retracer la généalogie des protagonistes de la célèbre pièce de Racine, décrypter les ressorts de la tragédie classique et la subtilité de l’alexandrin, faire partager sa passion pour l’oeuvre  non sans se livrer à quelques digressions, blagues et jeux de mots, et finalement l’interpréter, tout cela seul en scène et en 1h40 chrono ? C’est le défi que relève haut la main et pour la plus grande joie des spectateurs le comédien Romain Daroles,  sur un texte et dans une mise scène de François Grémaud. Lire la suite

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Les 50 ans de la Renault 5 au salon Rétromobile… 

Photo Renault Communication:DR

Photo RenaultCommunication / DR

… Un anniversaire sous le signe des retrouvailles, puisque c’est après un an d’interruption et un report pour cause de Covid, que les habitués du salon Rétromobile ont pu retrouver le chemin du Parc des expositions de la Porte de Versailles, du 16 au 20 mars dernier. Une 46ème édition à la surface un peu réduite, mais néanmoins toujours aussi éclectique, puisque Rétromobile a pour vocation de mettre en valeur les véhicules roulants en tous genres qui ont façonné l’histoire de la mobilité : automobiles, motos, chars et tanks, camions, tracteurs … Témoins d’un passé lointain ou récent allant de l’ancêtre de la voiture avec le Fardier de Cugnot à vapeur au projet d’Aérotrain et à la DS,  en passant, entre autres, par la collection de véhicules de la gendarmerie, un hommage à Amédée Gordini, et …  la R5 qui soufflait cette année ses 50 bougies. Lire la suite

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« Avec l’Espace » : une exposition d’art contemporain au CNES

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Stefan Eichhorn, Salvage#1 © S.E.

C’est une exposition singulière que celle organisée par l’Observatoire de l’Espace, le laboratoire culturel du Centre national d’Études spatiales, et qui se tient du 18 au 20 mars au siège du CNES à Paris.
Singulière,  à l’image de toutes les actions entreprises depuis plus de vingt ans par l’Observatoire de l’Espace dans le but de susciter des rapports nouveaux entre la culture, l’art et l’Espace. Comme cette nouvelle exposition « Avec l’Espace »   où les réalisations de vingt artistes contemporains – quel que soit le médium utilisé – nous invitent à repenser et questionner notre rapport à l’espace.
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Théâtre :  « JUBILER » ou la construction d’un couple

« Jubiler » au Théâtre de La Reine blanche- Judith Rémy et Benoit Giros

Le théâtre de La Reine Blanche, dans le 18ème arrondissement de Paris, présente « Jubiler », la nouvelle pièce écrite par Denis Lachaud et mise en scène par Pierre Notte. Sur scène, on retrouve Benoit Giros – on avait admiré en 2018 sa prestation dans « La Magie lente » (1) – en duo cette fois avec Judith Rémy. Ils sont Stéphanie et Mathieu, ils ont cinquante ans et ont fait connaissance via internet. Pendant 1h30, on les accompagne dans leur cheminement, semé à la fois de confiance et de crainte, pour forger leur intimité, construire un couple, « guidés à l’unisson par leur envie de jubiler ensemble ».
À voir jusqu’au 20 février 2022.

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Sabine Weiss, grande figure de la photographie humaniste, est décédée le 27 décembre 2021 à l’âge de 97 ans.

Sabine WEISS / JOEL SAGET / AFP

Fin 2014, à l’occasion de ses 90 ans, neuf photographes lui avaient rendu hommage lors de l’exposition « Déclics » organisée à la Maison européenne de la Photographie (MEP) à Paris. Ces photographes professionnels, d’environ un demi-siècle les cadets de Sabine Weiss avaient été invités à réaliser chacun une image dont ils avaient eu le « déclic » à partir d’une photographie de leur ainée. L’exposition de leurs clichés – qui font désormais partie de la collection de la MEP – en regard de ceux qui les avaient inspirés avait été un rare moment de partage et d’émotion photographiques. Retour sur cette exposition.

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Château d’Écouen : « Émailler le verre à la Renaissance » …

 

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Recettes vénitiennes de la Renaissance : Gobelet : deux sphynges affrontées/musée du Louvre/ Gobelet aux putti, fouilles du monastère de Santa Chiara de Padoue/Gourde pèlerin, Apt Trésor de la Cathédrale/Coupe couverte sur pied : le triomphe de la chasteté, Paris, musée du Louvre

… Cette nouvelle exposition du Musée national de la Renaissance-Château d’Écouen, nous emmène sur les traces des artistes verriers entre Venise et la France. Quelque 120 pièces issues de collections notamment françaises, anglaises et italiennes ont été rassemblées pour illustrer le propos à la fois artistique, historique  et scientifique de l’exposition.  Car au-delà de la complexité et du raffinement des formes et des décors alliant verre, dorure et émail, il s’agit aussi d’explorer l’origine géographique et la datation de certains chefs-d’oeuvre, une façon de démêler le vrai du faux, ou plutôt le Vénitien du «façon de Venise», du XVIe au XIXe siècle.
À voir jusqu’au 14 février 2022
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Le Saint Thomas de Vélasquez à Orléans : itinéraire d’un chef-d’oeuvre

« Dans la poussière de Séville… sur les traces du Saint Thomas de Vélazquez » : L’exposition-dossier présentée au musée des Beaux-Arts d’Orléans jusqu’au 14 novembre 2021 reconstitue l’histoire de ce célèbre tableau acquis au XIXe siècle par le musée. Attribué dans un premier temps à  Murillo, ce n’est que dans les années 1920 qu’il le sera officiellement à Velazquez (1599–1660). Un siècle plus tard, c’est un Saint Thomas récemment restauré que découvre le visiteur, avec une dizaine d’oeuvres d’autres artistes qui offrent un éclairage sur les sources et le contexte de création du tableau de Velazquez.
À voir jusqu’au 14 novembre 2021.

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Expositions à l’Abbaye Royale de l’Épau : Itinérance photographique et Art sacré sarthois

Aux portes de la ville du Mans – et à une heure de Paris en TGV – l’Abbaye Royale de l’Épau constitue l’un des plus beaux exemples d’architecture cistercienne en France. Classé monument historique en 1973, le site a retrouvé son aspect originel du XIIIe siècle à l’issue d’un vaste et long chantier de restauration.

Depuis 2013, le parc et les salles de l’abbaye accueillent des expositions photographiques autour d’un thème. Celui de « l’itinérance », retenu cette année, réunit, jusqu’au 31 octobre 2021, sept artistes aux esthétiques et approches très diversifiées.  

Cette saison 2021 est aussi marquée par l’exposition « Trésors d’Art Sacré » qui rassemble sous les voûtes majestueuses de l’abbatiale une soixantaine de tableaux témoignant de la richesse de l’art sacré sarthois au XVIIe siècle. Et aussi de l’importance du travail de restauration mené au cours des trente dernières années par le département. Un travail qui fait l’objet d’une présentation didactique dans des salles à l’étage de l’abbatiale. 

À voir jusqu’au 19 septembre 2021

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« Le Paris de Dufy » s’expose à Montmartre

Dufy Raoul (1877-1953). L’atelier de l’impasse Guelma (1935-1952) Paris, Centre Pompidou – Musée national d’art moderne – CCI

Le musée de Montmartre se devait d’accueillir cette exposition des oeuvres de Raoul Dufy (1877-1953) ayant pour motif Paris. Arrivé du Havre, sa ville natale, en octobre 1899, le peintre ne tardera pas en effet à installer son atelier au premier étage du 12 rue Cortot, qu’il partage avec un autre Havrais, Othon Friesz. La Butte, alors un lieu privilégié pour rencontrer artistes et galeristes, offre aussi un point de vue unique pour découvrir la capitale, que Dufy n’aura de cesse d’arpenter et de peindre. Rassemblant près de deux-cents oeuvres et documents, l’exposition Le Paris de Dufy met en évidence  l’importance du motif parisien dans l’oeuvre de l’artiste et la diversité des domaines où il s’est exprimé : peinture, aquarelle, dessin, gravure sur bois, tapisserie, croquis destinés aux tissus imprimés, céramique.
À voir jusqu’au 2 janvier 2022 Lire la suite

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« Je suis encore en vie » de Jacques Allaire au Théâtre des quartiers d’Ivry

Un titre qui résonne comme un écho au chemin des salles de théâtre enfin retrouvé…
C’est surtout celui du spectacle de Jacques Allaire que le Théâtre des quartiers d’Ivry, installé dans l’ancienne Manufacture des Oeillets, accueille du 27 au 30 mai 2021. Je suis encore en vie est une expérience théâtrale surprenante et prenante.  L’auteur et metteur en scène a en effet choisi le mutisme pour exprimer l’indicible violence faite à une femme, la poétesse afghane, Nadia Anjuman, battue à mort par son mari. Durant l’heure que dure le spectacle, on n’entend jamais les voix des acteurs, Anissa Daoud et Jacques Allaire, mais on est porté par la puissance de leur présence dans un silence habité de sons, de musique et d’extraits de poèmes en voix off.

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Aux Éditions du Mécène on se demande Qui boit (buvait) quoi?

Voilà une bonne question sur laquelle se sont penchés Patrice de Moncan et Debra Finerman dans ce nouvel ouvrage « Leurs vins préférés, Légendes historiques & Stars actuelles ».

D’Alexandre le Grand à Winston Churchill ou Claude François en passant par Henri IV, Jean Gabin ou la bien nommée Marguerite Duras, sans oublier, bien sûr, Gérard Depardieu, les auteurs ont passé  en revue plus de 150 personnalités d’époques et d’univers différents,  sous l’angle de la dive bouteille …

Le résultat de leurs recherches est aussi divertissant qu’instructif, offrant au lecteur une sorte d’histoire du vin et de l’évolution des goûts en la matière, dans laquelle il peut puiser à son gré. Lire la suite

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Prolongation jusqu’au 20 décembre 2020 : Delaperche à Orléans, « Un artiste face aux tourments de l’Histoire »…

Jean-Marie DELAPERCHE, « Tous les âges passent sur l’aile du temps, vers 1817 »

… ou « un génie révélé ». C’est en ces termes que l’exposition au musée des Beaux-arts d’Orléans, consacrée à Jean-Marie Delaperche (1771-1843) a été annoncée et est présentée. Il s’agit bien en effet de révélation, puisque l’artiste était resté dans l’ombre jusqu’à aujourd’hui. C’est à dire jusqu’à la découverte et l’identification en 2017 d’un ensemble de 91 dessins, jugés dignes des plus grands artistes de son temps. Une découverte qui a été suivie d’une longue enquête pour retracer la biographie et la carrière du dessinateur et peintre, d’Orléans où il est né à Paris où il meurt, en passant par Moscou où il a vécu une vingtaine d’années. Sans que soient pour autant levées toutes les zones d’ombre sur l’oeuvre  et la personnalité complexe de Jean-Marie Delaperche. Lire la suite

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