
« Lac sous la lune », Fukumi Shimura, 1985.
Depuis plus d’un demi-siècle, Fukumi Shimura tisse des kimonos avec des fils de soie qu’elle teint elle-même à partir de végétaux. Son extraordinaire savoir-faire, son sens esthétique en lien avec la nature et l’infinie variété de ses couleurs ont sublimé l’art du Tsugumi, le pongé de soie traditionnel, et lui ont valu d’être élevée au rang de Trésor national vivant en 1990. L’exposition Tisser les couleurs, présentée à la Maison de la culture du Japon à Paris jusqu’au 17 janvier 2015, permet d’admirer une trentaine de ces somptueux kimonos créés par Fukumi Shimura et sa fille et disciple Yôko dans leur atelier de Kyoto.
Plaisir des yeux et repos de l’esprit… Lire la suite
Avoir en plein Paris une rue qui porte son nom parce qu’il en a signé tous les édifices est pour un architecte un privilège rare sinon unique. C’est celui dont jouit Robert Mallet-Stevens ((1886-1945). Inauguré en 1927, cet ensemble de cinq hôtels particuliers est un véritable manifeste d’architecture moderne. Et l’endroit rêvé pour aller à la rencontre de l’un des principaux acteurs de la rénovation de l’architecture et des arts décoratifs en France à l’occasion de la publication de l’ouvrage – « Robert Mallet-Stevens, Agir pour l’architecture moderne » – que lui consacrent Les Éditions du patrimoine, dans la collection Carnets d’architectes. 
… avec deux expositions: Le Baron Taylor à l’avant garde du romantisme à la Fondation Taylor et La Fabrique du romantisme, Charles Nodier et les Voyages pittoresques au musée de la Vie romantique. Organisées en lien les deux manifestations sont l’occasion de découvrir les multiples facettes de Taylor, maître d’oeuvre dès 1820 avec Nodier des « Voyages pittoresques et romantiques dans l’ancienne France« . Outre ce monument éditorial que l’on peut parcourir à travers une centaine d’oeuvres, le musée de la rue Chaptal évoque le rôle de Charles Nodier dans le renouveau littéraire et artistique des années 1820-1830, au sein de son Salon de l’Arsenal.
La Galerie Imagineo à Paris rassemble les oeuvres de dix-sept artistes contemporains qui ont fait le choix de l’héliogravure. A l’heure du numérique, le recours à ce procédé mécanique lent et délicat d’impression photographique qui remonte aux premiers temps de l’histoire de la photographie, est une manière de restituer à celle-ci sa dimension à la fois artisanale et artistique, en faisant de chaque tirage un objet unique. La qualité et la diversité des oeuvres présentées dans « Helio 2014, A[E]ncrages, Temps denses » témoignent de la richesse des ressources qu’offre l’héliogravure au talent de ces artistes.
